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Histoire des Religions et Phases astronomiques

L'Histoire de l'astrologie peut-elle profiter des recherches sur la longue durée ? Braudel pensait qu'une telle approche était susceptible de faire ressortir des récurrences, ce qui permettait, en quelque sorte, de faire parler l'Histoire. Une autre question qui interpelle l'historien de l'astrologie tient à la possibilité de rectifier les textes, de montrer qu'ils sont corrompus au regard d'une tradition astrologique somme toute assez bien structurée, tout comme en référence aux données astronomiques assez bien repérables.[1]

     Une certaine façon de lire le ciel des astronomes n'est pas inhérente au Tétrabible de Ptolémée [2] , même si le niveau de connaissance scientifique n'est pas en cause. Il s'agit surtout d'un certain traitement de la matière astronomique au profit de l'astrologie ; autrement dit, certaines avancées de la pensée astrologique ne sont pas directement liées au niveau de la connaissance astronomique d'une époque. C'est ainsi que Ptolémée connaît certes les révolutions de Saturne, de Jupiter, mais il ne songe pas à les combiner au sein de cycles qui peuvent couvrir plusieurs centaines d'années, limitant ainsi d'autant les possibilités de l'astrologie à couvrir de longues périodes historiques. Il traite certes longuement des aspects des planètes entre elles mais il ne parvient pas à une combinatoire sur le long terme. Or, les astrologues indiens font état de yugas, d'âges qui découpent les étapes de l'Humanité.[3]

      La thèse que nous ne ferons qu'esquisser dans cette étude peut se résumer ainsi : à deux reprises, au Moyen Age et au XVIIIè siècle, l'astrologie ptoléméenne a subi le choc d'une approche cyclique et - fut-ce coïncidence ? - à plusieurs siècles d'intervalle, cela se produisit au lendemain de contacts avec l'Inde, de la part des musulmans, dans le premier cas, des anglais dans le second. Il y aurait en quelque sorte une certaine philosophie indienne de l'astrologie, caractérisée par une recherche des grands cycles, qui aurait ainsi marqué à des moments cruciaux le cours de l'astrologie européenne. L'accent mis sur l'histoire des religions [4] , dans les deux cas de figure considérés, et qui contribue à les relativiser, à les historiciser, les unes par rapport aux autres, nous semble également assez typique de la marque d'un certain syncrétisme du panthéon hindou.
 

1. L'influence sur l'astrologie Arabe (IXè siècle)

      Les contacts entre le monde arabe médiéval et l'Inde - du fait la conquête musulmane - sont bien connus, notamment avec le personnage d'Albiruni, auteur, en langue arabe, d'un voyage en Inde qui comporte des développements sur l'astrologie hindoue.[5]

      Il est probable que la nécessité de disposer d'unités de temps dépassant largement celui des cycles planétaires, s'imposa peu à peu à certains astrologues arabes, sans cependant devoir renoncer aux fondements astronomiques les plus orthodoxes. C'est ainsi que vont se répandre, avec une fortune durable, diverses mesures de temps astrologique, couvrant plusieurs siècles et dépassant ainsi largement les durées de révolutions des planètes les plus lentes connues à l'époque, à savoir Jupiter (12 ans) et Saturne (29 ans). Si l'on avait connu alors les trans-saturniennes, l'on aurait peut-être élaboré un autre modèle, comme ce sera le cas au XIXè et surtout au XXè siècle.

      On ne reviendra pas sur le détail de ce système, articulé autour des axes équinoxiaux et solsticiaux et organisé ingénieusement selon la répartition des douze signes zodiacaux entre les quatre éléments, représentés par quatre triangles. De fait, le Moyen Age et la Renaissance ont été marqués par un certain consensus autour d'une telle conception cosmique du temps historique, rythmée par les conjonctions de Jupiter et de Saturne. En fait, on montrera que Saturne semble avoir été, plus encore que Jupiter, réellement l'astre placé au coeur d'un tel système qui est d'abord formulé par des astrologues arabes et juifs. Saturne est en effet omniprésent dans les différents systèmes utilisés en astrologie mondiale médiévale.

      Cette importance accordée aux équinoxes et aux solstices pourra surprendre au premier abord : ne distingue-t-on pas volontiers l'astrologie indienne en raison de son détachement par rapport à un tel découpage ? Mais est-ce à dire que le cycle des saisons lui était étranger ? Le Bélier n'est-il pas resté le premier signe du zodiaque indien ? Et, de toute façon, les mêmes symboles peuvent renvoyer à des pratiques différentes.

      Nous aborderons un certain nombre de textes arabes relatifs à la culture indienne parus dans les décennies qui précèdèrent la formulation d'Abu Mashar de Balkh, dit Albumasar.[6]  Dans le De magnis coniunctionibus, Albumasar se contenta de signaler des corrélations avec des événements déjà passés, tandis que Pierre d'Ailly en prolonge l'étude et confère à 1789 une dimension antéchristique qu'elle n'avait pas initialement.

      Pour l'astrologue de Balkh, le passage de Saturne dans les signes cardinaux, selon un cycle de 300 ans que nous préciserons, correspond aux grands tournants religieux : sans donner de date, Albumasar signale Alexandre le Grand, Jésus Christ, Manès ou Mani (manichéisme) et bien entendu Mahomet, ce qui correspond effectivement à des dates espacées en gros de trois siècles.[7]

      Pierre d'Ailly traduit en chiffres mais cette fois il ne risque guère de se tromper car il se contente de fait d'enchaîner des périodes de 300 ans, à savoir -11 (avant J.C.), 289, 589, 1189, 1489, et 1789 qui correspondent respectivement, de façon approximative, à l'entrée ou à l'approche de Saturne dans un signe cardinal. A peu de chose près, le début de la série coïnciderait avec le début de l'ère chrétienne.[8]

-11: Saturne en Capricorne
289: Saturne en Bélier
589: Saturne en Gémeaux, en Cancer l'année suivante. (Albumasar s'était arrêté à cette date. Pierre d'Ailly désigne évidemment Mahomet comme un "faux prophète".)
1189: Saturne en Balance. (Cette période qui commence voit notamment la fondation de l'Ordre Mendiant des Franciscains, en 1209).

    Et Pierre d'Ailly de poursuivre pour l'avenir:
1489: Saturne en Capricorne. Crainte d'un nouveau schisme
1789: Saturne fin Poissons, en Bélier l'année suivante. Avénement de l'Antéchrist.

      Pierre d'Ailly traite également (chap. 53 et 55 de la Concordantia cum historica narratione) de la date de 889 qui se situerait entre 589 et 1189. Il fait allusion aux invasions normandes à propos du IXè siècle. Mais à cette date, Saturne ne passe pas dans un signe cardinal ni même ne s'en approche, il est dans le signe du Lion.

      C'est qu'en effet, le système élaboré ou en tout cas transmis par Albumasar comporte en quelque sorte une faille sinon historique ou numérologique du moins astronomique que celui-ci a d'ailleurs dû remarquer puisque cette anomalie se produisit de son temps. Il semble bien que le calcul des révolutions du seul Saturne comportait moins de difficultés que celui de la combinaison des mouvements de deux planètes.

    On pourrait poursuivre la série. 2089: Saturne en Gémeaux, en Cancer en 2091, ce qui correspond puisque le Cancer (solstice d'Eté) est situé à 90° (en quadrature) du Bélier (équinoxe de printemps). Ou à l'autre bout de la chaîne, si l'on remonte avant -11 (289 + 11 = 300), on trouve -341: Saturne en Vierge, en Balance (équinoxe d'automne) l'année précédente, en -342, ce qui correspond puisque 300 ans plus tard, Saturne passera à 90° de distance, en Capricorne (solstice d'Hiver). Or, cela recoupe les données d'Albumasar ; nous sommes bien au temps d'Alexandre le Grand (356-323), tout comme 289 après J.C. correspond à peu près à celui de Manès, mort en 273, et la date de 589 recoupe la vie du Prophète, l'hégire commençant en 622. Mais Albumasar, dans son De magnis coniunctionibus, n'a apparemment pas souhaité pointer d'année précise.

      Entre Albumasar et Pierre d'Ailly, il y a un chaînon manquant et en tout état de cause d'Ailly reprend en grande partie l'exposé de Roger Bacon. On ne peut exclure que le cardinal de lui-même ait déterminé les dates précises. En effet, dans le De magnis conjunctionibus aucune date en "89" ne figure, pas même 589 et a fortiori pas davantage 1789. Il est simplement indiqué le principe général : les étapes se suivent à des intervalles déterminés (et non pas seulement correspondant) par le passage de Saturne sur les signes "mobiles". Il était certes aisé d'en conclure à l'examen de la série de dates figurant chez d'Ailly ; encore le recours à des années se terminant toutes par 89 n'avait-il pas été systématisé par Albumasar, d'autant que la révolution de Saturne est sensiblement inférieure à 30 années. Pierre d'Ailly ou celui auquel il emprunte marie les exigences astronomiques et numériques. Quant à Jung, à la différence de Pierre d'Ailly qui ne précise pas la série avant 589, même si cela va de soi, il prend la peine de remonter à 289 et à -11 avant J.C. Dès lors, le système évoqué par Albumasar est enfin complètement formalisé.
 

Saturne dans le système trithémien

      Si Saturne est présent de façon explicite dans les systèmes décrits jusqu'ici, nous allons mettre en évidence sa présence là où elle n'avait pas encore été signalée, à notre connaissance, à ce jour. Dans sa Préface à César (Prophéties, 1555), Nostradamus se réfère à des périodes de 354 ans attribuées successivement à l'un des astres du septénaire.

      Or, on trouve ce système chez Trithème mais il est signalé par la suite chez un Turrel ou un Roussat, au Liber rationibus attribué à Abraham Ibn Ezra [9]  à savoir des périodes non plus de 300 ans comme chez Albumasar mais de 354 ans.[10]  Dans la Préface à César, Nostradamus ne fait qu'évoquer partiellement le dispositif en question. Ces périodes de 354 ans semblent ne comporter aucun fondement astronomique sinon celui d'être une transposition de l'année lunaire (354 jours), de jours en années. En réalité - ce qui est sensiblement plus intéressant - on observe que cette durée revêt également une dimension saturnienne dans la mesure où 354 ans correspondent à douze révolutions de Saturne, Saturne ayant une périodicité correspondant à ce rapport un jour pour un an : une révolution de 28 ans pour 28 jours à la Lune notamment. On ne peut exclure que ce système de périodes de 354 ans - l'attribution à chaque période du nom d'une des sept planètes étant indifférent ici puisque le système se poursuit indéfiniment - ait été constitué initialement sur une base astronomique, encore faudrait il déterminer laquelle.[11]

     Or, comme le rappelle P. Brind'amour [12] , à propos de Trithème, dans la Chronologia mystica (1508), traduite en allemand en 1522 (Von den syben Planeten) juste avant l'échéance de 1525 [13]  : "L'auteur comptait vingt périodes, chacune dirigée par un ange et décrivait les événements historiques. (...) La vingtième sous la direction de Gabriel allait commencer selon lui le 4 juin 1525 et se terminer en octobre, novembre 1879." [14]  Or, Brind'amour ne remarque pas, malgré son vif intérêt pour les équations astronomiques, que dans les deux cas Saturne se trouve au début du signe du Bélier.[15]  Le système des périodes de 354 ans s'appuierait donc en fait sur le passage de Saturne dans le premier signe du zodiaque, le Bélier.[16]  Il ne s'agirait point d'une simple transposition de l'année lunaire comme on le croit généralement.

      L'on peut ainsi retrouver approximativement les dates précédant 1525 : 112 (en fait début 113), 466, 819/820, 1172/1173, 1525/1526 toutes espacées d'environ 354 ans et correspondant à la présence de Saturne en Bélier, condition nécessaire mais non suffisante puisque Saturne y passe tous les 30 ans environ. Ces années diffèrent toutefois légèrement de celles avancées dans le Traité des Causes Secondes, 109, 463, 817, 1171, 1525 [17] , lesquelles ne correspondent pas tout à fait avec le passage de Saturne en Bélier - le cycle étant légèrement supérieur à 354 ans.

      Quant à Michel de Nostredame, dans sa Préface à César, on l'a dit, il fait référence à des âges planétaires, notamment à un Age de la Lune, système que l'on trouve chez Trithème [18]  : Jeudi, Mercredi, Mardi, Lundi et Dimanche [19] , et qui est exposé dans les Opera Omnia d'Abraham Ibn Ezra, traduites en latin par Abano.[20]  Chaque planète y domine une période de 354 ans et quelques mois, le nombre 354 étant inspiré de l'année lunaire de 354 jours et quelques heures. L'absence de fondement alors connu de ce cycle explique probablement son abandon dans la période moderne au sein de la littérature astrologique (XIXè-XXè siècles) sauf chez certains nostradamistes.

      Dans le Liber Rationum, dans la version qui est attribuée par erreur à Abraham Ibn Ezra [21] , au chapitre "De gubernatoribus Mundi" (Opera Omnia, Venise, 1507, chez Peter Liechtenstein), est établi un rapport entre les 353 ans du cycle et les 353 jours de l'année lunaire. De fait, les spéculations nostradamiques ne semblent pas relever de la démarche alliacienne : Nostradamus semble s'appuyer sur une théorie des âges planétaires qui se retrouve dans les textes astrologiques juifs comme ceux attribués à Abraham Ibn Ezra, mais là encore probablement à tort car le Liber Rationum qui comporte cette théorie reprise par Trithème est confondu, on l'a dit, avec un autre ouvrage du même nom dont nous avons réalisé la traduction.[22]

      La Préface à César se réfère au retour de Saturne: "Car selon les signes célestes le règne de Saturne sera de retour, que le tout calculé le monde s'approche d'une anaragonique révolution." En effet, Saturne est à la tête de la série des sept âges planétaires : "Saturnus autem precessit sol & luna fuerunt creati in principio hore Saturni." (De gubernatoribus mundi, Liber Rationum, éd. 1485), ce qui, considérant que le règne de la lune aurait commencé, selon les calculs de Trithème [23]  en 1525, et qu'il reste encore le règne du Soleil pour rejoindre l'âge de Saturne, donne l'an 2233, ce qui n'a rien d'étonnant quand on voit dans la même Préface traiter de l'an 3797 : "Et maintenant que sommes conduicts par la lune (...) que avant qu'elle aye parachevé son total circuit, le soleil viendra & puis Saturne."

      De même que le retour de la conjonction Jupiter-Saturne en Bélier constitue une "révolution" complète du cycle, de même le retour à l'âge de Saturne - sans rapport avec les révolutions saturniennes chères à Albumasar et à Pierre d'Ailly [24]  - implique une "révolution anaragonique" se produisant toutes les sept fois 354 ans, soit tous les 2478 ans. Si 354 ans correspondent à 12 révolutions de Saturne, il s'agirait là de 84 retours de Saturne au Bélier.

      L'ordre de base est celui-ci : Saturne - Vénus : "Saturnus precessit... Deinde Venus & postea alii", c'est-à-dire selon la succession "Saturne, Vénus, Jupiter, Mercure, Mars, Lune, Soleil", puis à nouveau Saturne. C'est l'ordre des jours de la semaine à l'envers, que l'on retrouve avec la théorie des heures planétaires. D'ailleurs, dans le Liber Rationum, on explique la prééminence de Saturne par le fait que le Soleil et la Lune furent créés à l'heure de Saturne.
 

Une forte empreinte saturnienne

      Ainsi, la rencontre des littératures prophétique et astrologique semble s'avérer féconde. En effet, le cycle de 354 ans, tout comme celui de 300 ans, à la différence du cycle des grandes conjonctions, ne font pas partie, stricto sensu, du corpus astrologique. Nous les avons réintégrés, établissant ainsi une astrologie "saturnienne" organisée autour de Kronos, planète la plus éloignée du système solaire et donc disposant de la périodicité la plus longue. La découverte d'Uranus en 1781, puis de Neptune en 1846, allait rendre caduc, aux yeux des astrologues "modernes", l'ensemble du dispositif au sein duquel Saturne occupait donc une triple place :

- 1 : en conjonction avec la planète la plus lente après lui, Jupiter.
- 2 : au passage des signes cardinaux.
- 3 : à son retour dans le signe du Bélier. Astrologie saturnienne donc [25]  qui utilise les astres et les signes pour découper son cycle.
 

La date de 1525

      La difficulté de manier ces cycles tient à la fixation des dates de passage d'une domination planétaire vers une autre, étant entendu que le système s'appuie sur un point de départ lié à la chronologie biblique. Le XVIè siècle sera marqué par une "rénovation de siècle" qui ne se produit donc que tous les 354 ans. On serait alors passé de Mars à la Lune. Si l'on s'appuie sur le témoignage d'un des contradicteurs de Nostradamus, Laurent Videl, le cycle de Mars se serait achevé en 1525. En effet, écrivant en 1557, il affirme que voilà 32 ans que Mars a fini son cycle.[26]

      Nostradamus avance, dans la Préface, un délai de 177 ans qui sont évidemment la moitié d'un cycle de 354 ans, ce qui montre que les computations de Nostradamus sont reliées à cette théorie. Mais pour que l'on puisse manier un tel nombre - 177 - il importe que la date de départ coïncide avec le dit cycle. Il ne peut s'agir, selon nous, que de l'année de changement de cycle ou de celle d'une moitié de cycle. Or, la date la plus proche pour disposer de cette situation est celle de la fin du cycle de Mars et non d'une autre année quelque peu postérieure mais qui ne serait pas pertinente dans cette perspective, comme 1555. Si nous prenons la date de Videl comme base de travail, soit 1525, [27]  et que nous ajoutons 177, nous obtenons justement l'année 1702 : "le monde s'approche d'une anaragonique révolution & que de présent que ceci j'écris avant cent & septante ans trois mois, onze jours..." (Préface à César). C'est en 1702 que l'anaragonique révolution aurait lieu selon Nostradamus, date qui coïncide par ailleurs avec une grande conjonction de Jupiter et de Saturne en Bélier.[28]

      Nous avons montré que chaque nouvelle période correspondait au passage de Saturne au Bélier.[29]  En 1702, Saturne se trouvera également en Bélier, ayant parcouru, à mi-parcours, six de ses douze révolutions. On comprend mieux dès lors une telle précision au niveau des mois qui n'aurait pas de sens s'il s'agissait d'une simple base numérique.

      Mais à l'évidence, Nostradamus n'a pas rédigé un tel texte en 1525, et il semble l'avoir recopié sans chercher à l'actualiser à l'instar de ce que fit un Roussat par rapport à Turrel. Celui qui rédigeait ce texte devait se situer en Janvier 1525, et visant 1702, notant que Saturne entrait au Bélier au Printemps, il a pu ainsi préciser son propos. L'emprunt de Nostradamus est donc particulièrement maladroit.
 

2. La théorie des Ères

      Le XVIIIè siècle a certes rejeté une astrologie opérative mais cela ne l'a pas empêché de réfléchir sur l'Histoire du Zodiaque et sur l'impact de l'astrologie sur les civilisations. La théorie des ères précessionnelles [30]  peut être considérée comme le fruit de ces réflexions sauf qu'elle les inverse puisque c'est désormais le zodiaque qui apparaît comme une clef de l'histoire des civilisations. Au vrai, le principe de la précession des équinoxes fut d'abord un argument anti-astrologique, dont Voltaire notamment se saisit. Puis, peu à peu, cette référence à un décalage progressif devint la base d'un nouveau modèle pour l'histoire des religions. Rappelons que la théorie des grandes conjonctions comme celle des dix révolutions de Saturne s'articulait déjà sur l'évolution des "cultes" !

      Signalons les discours d'un Liberati, d'un F. de Courcelles, partisans d'inscrire l'Histoire du Monde dans le zodiaque, selon une progression beaucoup plus lente que ne l'impliquaient les partisans des chronologies bibliques et des Grandes Conjonctions. Il y a changement d'échelle.[31]  Mais une telle théorie se veut simplement en mesure de contribuer à l'Histoire des Religions par la mise en évidence d'un certain mouvement zodiacal.[32]  Elle ne prétend nullement que l'Homme fasse autre chose que de bâtir ses croyances à partir d'un certain nombre de critères.

      Au demeurant, certains auteurs français - historiens des religions et non astrologues - semblent avoir joué un rôle de pionniers dans l'élaboration première de ces modèles ; il est généralement question de Charles François Dupuis (1742-1809) [33] , l'auteur de L'Origine de tous les Cultes [34] , mais un autre auteur, beaucoup moins célèbre, paraît avoir joué un rôle déterminant : François Stanislas Delaulnaye, mort sur l'échafaud en 1794 et laissant son oeuvre inachevée, laquelle prévoyait notamment un Traité d'Astrologie. En 1805, Dulaure lui consacrera des pages originales.[35]  Mais vers 1814, un Alexandre Lenoir rappellera sa dette à son égard.[36]
 

Précession et Révolution Française

      En 1790, paraît La Grande Période ou le retour de l'âge d'or par M. D*** (Paris, BNF, R 11877). Ce texte d'un certain Delormel traite, dans son chapitre XI, de "la religion des peuples dans les différentes époques de la nature". Il annonce les spéculations astronomiques liées aux religions qui marqueront les années quatre vingt dix. Une nouvelle édition sera donnée en 1797 avec pour sous titre "Les causes et les époques des révolutions du monde physique et moral ou la Grande Période, ouvrage où l'on démontre par une suite de preuves claires et faciles à saisir que le globe dégagé des eaux annonce le retour du Printemps etc " [37]

      Le problème de la "précession des équinoxes" fut longtemps considéré comme le talon d'Achille des astrologues. Ne mettait-on pas [38]  de cette façon en évidence le caractère factice de l'astrologie qui se serait mise en place sur des sables mouvants ? Les constellations sur lesquelles les astrologues s'appuyaient subissaient un mouvement qui rendait caduc le calendrier astrologique.

    On trouve dès la fin du XVè siècle des considérations sur la précession dans le Kalendrier et Compost des Bergiers : "Les Bergiers connaissent une variation subtile au Ciel, c'est que les étoiles fixes ne sont pas sous les mêmes degrés des signes du zodiaque où ils étaient quand ils furent créés à cause du mouvement du firmament où elles sortent contre le premier mobile en cent ans d'un degré parce que le Soleil peut avoir un autre regard à une autre étoile et autre signification qu'il n'avait dans le temps passé parce que l'étoile a changé le degré du signe sur qui elle était a ceci fait souvent faillir ceux qui pronostiquent & font jugements futurs" [39]

      Le XVIIIè siècle se passionnera pour l'histoire du Zodiaque - on pense à l'abbé Pluche - et note l'importance accordée aux équinoxes et aux solstices qui marquent les principales fêtes religieuses (Pâque à l'équinoxe de Printemps, Noël et la Nativité au Solstice d'Hiver...). Il essaie d'expliquer comment ce vénérable ensemble de "signes" s'est mis en place, les traités d'astronomie comportant souvent un chapitre consacré à l'origine des constellations et des "fables" (dans le sens de légendes) qui les accompagnent.
 

Un argument retourné

      Par quel moyen les astrologues parviendront-ils à récupérer l'argument anti-astrologique en leur faveur pour en faire un mythe qui fera fureur au XXè siècle : l'Ere du Verseau ? Il en sera de même d'ailleurs des nouvelles planètes qui deviendront le fondement de l'astrologie moderne.[40]  Les historiens des religions [41]  de la fin du XVIIIe siècle auront à terme favorisé sans le vouloir l'essor de l'astrologie moderne, tout comme les astronomes en continuant à nommer les astres nouvellement découverts selon la mythologie.

      L'argument anti-astrologique de la précession deviendra en effet un des fondements de l'astrologie moderne dès lors que l'astrologie prétend se servir tant du zodiaque tropique (celui des signes) que du zodiaque "sidéral" (celui des constellations). Il n'est pas aisé de déterminer quel auteur français fut à l'initiative de cette théorie d'autant que l'Abbé Leblond collabora tant avec Dupuis qu'avec De l'Aulnaye, et que Volney passa pour un élève de Dupuis.[42]  Mais Volney fut plus traduit que les autres [43]  et donc rayonna davantage à l'étranger.

      Destutt de Tracy résume ainsi la pensée de Dupuis [44]  : "Il a remarqué (...) que par l'effet de la précession des équinoxes, qui est environ 50" de degrés par an, chacune de ces constellations (zodiacales) dans l'espace de 25.773 ans occupé successivement tous les points de l'écliptique, en sorte que tel emblême qui n'a aucun sens dans une époque de cette période en a beaucoup dans celles qui lui convient." L'idée consiste donc à privilégier le Zodiaque et donc les étoiles dites fixes sur les planètes (errantes), introduisant ainsi une échelle de durée différente.[45]

      Selon ce système, les religions auraient évolué en tenant compte du changement du point vernal. On entend par là le point traversé par le Soleil au premier jour du Printemps, dans l'hémisphère Nord. Au début, la constellation du Taureau occupait cet espace, ce qui donna lieu à une religion marquée par ce symbole puis - on avance à l'envers du Zodiaque d'où le nom de précession par opposition à succession - l'on passe à la constellation du Bélier, lequel va supplanter le Taureau. Chaque Ère couvre un peu plus de 2000 ans. L'Ère Chrétienne coïncide, à son tour, avec la constellation des Poissons. Toute la question est de savoir s'il y a une influence du cosmos sur quelque inconscient collectif, ou plus simplement si les hommes ont voulu que leur religion suive le cours des évolutions célestes. Bien que né en France, sous la Révolution, un tel système n'y prit guère racine dans l'immédiat et il se développera, du moins jusqu'à la Première Guerre Mondiale, essentiellement en Allemagne et dans les pays anglo-saxons et c'est par le biais des traductions qu'il s'acclimatera en France.[46]

      Parmi ceux qui diffusèrent les thèses de Dupuis sur la correspondance entre constellations "vernales" et religions, citons J. A. Dulaure en 1805 : "Depuis plus de deux siècles, le Soleil arrive à l'équinoxe du printemps dans le signe des Poissons. Avant cette époque et pendant 2151 ans, cet équinoxe fut dans le signe du Bélier." Mais l'auteur remonte plus haut encore que l'Ère du Taureau à laquelle il préfère, comme point de départ, celle des Gémeaux : "Avant d'entamer le signe du Taureau, l'équinoxe printanier arrivait dans le signe des Gémeaux. C'est lorsque cet équinoxe était sur ce dernier signe, c'est à dire plus de 6500 ans avant le commenceement du XVIIIè siècle qu'il faut placer la première institution du Zodiaque, l'origine des almanachs et la religion du sabéïsme (...) Ainsi, je pense que la division du zodiaque marquée par les Gémeaux doit être le point invariable d'où l'on doit partir pour expliquer tout le système zodiacal ainsi que les changements évidents qu'il a subis."
 

Les dates des changements d'Ères

    Le premier du groupe à avoir publié une chronologie précessionnelle fut Volney, qui, dans les Notes des Ruines (1791), considérait que "l'équinoxe du printemps coïncida avec le premier degré du bélier 2504 ans avant J.C. et avec le premier degré du taureau 4619 ans avant J.C." A la différence de Volney, les influences de Dupuis, plus encore celle de Delaulnaye furent relativement limitées à l'étranger si l'on en croit l'absence de traductions, encore qu'à cette époque la langue française était le propre d'une certaine élite européenne, comme en témoigne le Discours de Rivarol.

      Les Ruines de Volney furent en effet traduites assez vite dans de nombreuses langues, notamment en anglais, en allemand et en espagnol, et contribuèrent à diffuser les thèses de l'École Française des années 90 du XVIIIè siècle. C'est ainsi que dès 1795 paraissaient à Londres, sous la plume de Joseph Priestley, The Ruins or a survey of the Revolutions of Empires, "by M. Volney, one of the Deputies to the National Assembly of 1789".[47]

      A la page 360, l'on pouvait lire un exposé, se référant à 1790, de la chronologie équinoxiale qui alimentera par la suite le débat sur l'âge du Zodiaque de Dendérah. "L'équinoxe coïncida - explique Volney dans une note - avec le premier degré Bélier 2504 ans avant J.C. et avec le premier degré du Taureau 4619 ans avant J.C. Or - poursuit-il - le culte du Taureau est le principal facteur dans la croyance des Egyptiens, des Persans, des Japonais, etc." Volney n'hésitait pas à mettre en cause la chronologie biblique. Autour des traductions des Ruines se greffèrent d'autres travaux d'auteurs étrangers. Or, ce sont exactement les mêmes données que l'on retrouve en 1791 chez Delaulnaye (p.73), ce qui aboutissait à placer le début des Poissons en 389 avant J.C. et celui du Verseau en 1726, soit pour chaque ère une durée de 2115 ans.

      Dupuis semble avoir publié avec quelque retard - puisque initialement il devait paraître en 1792 - son Origine de tous les cultes, s'il faut en croire un prospectus de l'éditeur Panckoucke lequel initialement prévoyait d'intégrer l'ouvrage dans le cadre de son Encyclopédie Méthodique (British Library, cote FR 7 R 144 (13)). Mais ce retard lui aurait permis d'intégrer certains éléments et notamment le Frontispice publié en 1791 par Delaulnaye [48]  dans une Histoire des Religions qui ne put être publiée intégralement. Selon la Revue Maçonnique de Lyon (nov.-déc. 1845) [49] , il aurait "pris furtivement puisqu'il n'en dit mot le frontispice de l'Histoire des Religions de Delaulnaye et le reproduisit renversé à la tête de son premier volume de son Origine des Cultes". On verra que le frontispice publié par Dupuis ne fut pas simplement "renversé", mais redessiné.[50]  L'abbé Gaspard Leblond [51]  semble avoir joué un rôle clef dans la diffusion du Frontispice des religions. En effet, outre le fait qu'il collabora avec Delaulnaye, il surveilla l'impression de l'Origine des Cultes.[52]
 

L'affaire du frontispice

      Delaulnaye sera un des premiers à proposer un tableau chronologique et à fixer une date pour l'Ère du Verseau comme le signale Alexandre Lenoir. Mais jusqu'ici, nous nous trouvons face à un simple découpage chronologique tout comme les constellations ne sont qu'une subdivision d'un espace cyclique. Robert Amadou a attiré l'attention sur un frontispice paru dans l'Origine de tous les cultes [53]  et restitue le commentaire de celui-ci. Il ne signale pas toutefois l'ouvrage d'Alexandre Lenoir (1769-1839) [54]  qui rend à Delaulnaye ce qui lui revient.[55]

      Un frontispice représente cette succession des Ages. On en trouve deux versions fort semblables de facture, l'une chez Dupuis, l'autre chez Delaulnaye. Qui a copié sur qui ? En quoi les deux frontispices se distinguent-ils et que nous enseignent ces variantes ? D'emblée, la parenté entre les deux compositions est frappante. On y retrouve un grand nombre de facteurs à peu près identiques mais placés autrement. On étudiera successivement les deux commentaires puis l'on essayera de déterminer qui de Delaulnaye ou de Dupuis a influencé l'autre en la matière.

Delaulnaye : "Le Taureau sacré, connu sous le nom d'Apis : des Pyramides : la figure d'un Fleuve avec les attributs de l'Abondance, s'appuyant sur un Sphinx annoncent les Egyptiens et leur religion à l'époque la plus ancienne. (...) Le Sphinx lui même n'est qu'un de ces emblèmes sacrés que les prêtres Egyptiens formèrent de l'assemblage de plusieurs constellations. (...) Rien n'atteste plus évidemment le culte du Soleil que le monument de Mithras. (...) Le Grand Prêtre, orné du rational, et portant la main au chandelier à sept branches, nous laisse apercevoir des traits de conformité entre la religion des Hébreux et celle des Mages. (..) Le Boeuf ou Taureau qu'on voit près du chandelier rappelle l'idée du Veau d'Or, qui fut l'objet du culte des Hébreux. (...) Jupiter Ammon reconnaissable à ses cornes de bélier (...) nous offre une des formes sous lesquelles les Grecs (...) représentaient le Soleil à l'époque où la constellation du Bélier occupait le point équinoxial du printemps (...) L'agneau est immolé au milieu des quatre animaux, Lion, Boeuf, Homme et Aigle qui forment son cortège et sont placés aux quatre points cardinaux de la sphère (...) Quant à l'oeuf symbolique placé entre les cornes du Taureau, il est évident que c'est un emblème de l'univers. (...) La religion de Mahomet (...) n'est fondée que sur la violence et l'imposture, elle n'a aucun rapport avec les religions anciennes, aucune liaison avec les siècles passés. On a donc isolé le prophète des Arabes. Il tient l'Alcoran comme s'il voulait faire croire qu'il l'a reçu du ciel."

      Dans le Commentaire de Dupuis (Origine de tous les cultes, an III, soit 1794-95) - on note d'emblée qu'il est plus succinct comme s'il s'agissait d'un résumé - on y retrouve en gros les mêmes explications. On note que Mahomet ne figure pas dans la composition commentée par Dupuis. Par ailleurs, le Zodiaque comporte le Bélier suivi du Taureau tandis que chez Delaulnaye, l'on trouve de gauche à droite, Taureau, Bélier et Poissons. On ne trouve pas en revanche chez Delaulnaye la statue de Sérapis.

      Le commentaire du Sphinx est plus astrologique chez Dupuis : "L'Agneau est accompagné des quatre animaux mystiques, ceux qui occupaient les centres du ciel (en termes d'astrologie) le Lion, le Boeuf ou Taureau, l'Ange ou l'Homme du Verseau et l'Aigle ou Vautour de la Lyre." On notera que chez Dupuis , l'on trouve une Vierge à l'enfant tandis que chez Delaulnaye, Jésus est debout tenant la main de la Vierge dans un geste de paix qui fait pendant au sabre de Mahomet. Le prêtre ne tient pas le chandelier. Le pectoral du prêtre y présente trois colonnes de quatre pierres au lieu, pour Delaulnaye, de quatre colonnes de trois pierres. Mahomet ne figure pas dans le frontispice de Dupuis. En outre, l'agneau y est fort mal dessiné.

      Les pyramides montent aussi haut chez Dupuis que la Vierge. La composition de Dupuis comporte le Soleil et la Lune à la différence de celle de Delaulnaye. La frise qui entoure Mithra est beaucoup moins bien dessinée chez Dupuis que chez Delaulnaye, alors qu'elle est placée au premier plan. On trouve un bélier avec un disque, chez Dupuis contre un taureau Apis avec un disque, chez Delaulnaye.

     Delaulnaye : "Si nous voyons le Taureau et le Scorpion jouer un rôle dans les Fables anciennes, c'est que la constellation du Taureau et celle du Scorpion occupèrent les points équinoxiaux depuis l'an 4500 avant notre ère jusqu'à l'an 2500 avant cette même ère. C'est ainsi qu'à cette dernière époque et en vertu du mouvement de précession, la constellation du Bélier ou de l'Agneau et celle de la Balance ont remplacé le Taureau et le Scorpion pendant environ les 2500 qui ont précédé le règne d'Auguste. En fixant les mêmes points du temps, elles ont entré de la même manière dans les allégories et ont été substituées aux deux autres sur les monuments de la religion solaire : de sorte qu'il n'y a eu de changé que les formes (...) Les Chrétiens (...) ont multiplié les figures de l'Agneau : or l'Agneau selon les Perses, n'était autre chose que le Bélier des constellations, signe sous la forme duquel le Dieu-soleil triomphait des ténèbres à l'équinoxe de Printemps"

      Dupuis ne se considère pas pour autant comme un astrologue, il cherche simplement à montrer quel fut le poids d'un certain culte astral sur l'histoire des mythes. Mais le discours de cette génération va prendre un nouveau sens en Allemagne, où, au milieu du XIXè siècle, Sepp n'hésite pas à s'en servir comme d'une technique prédictive ouvrant ainsi la voie à des spéculations plus ou moins messianiques. Notre conviction tendrait à pencher plutôt en faveur de Delaulnaye, qui reconnaît par ailleurs sa dette à l'égard de Dupuis dont il cite la Lettre sur l'origine astronomique de l'Idolâtrie et de la Fable.[56]
 

Conclusion

      On nous fera peut-être remarquer que Platon parle d'une Grande Année, mais rien ne nous empêche de supposer là encore une rencontre avec l'Inde, on connaît les conquêtes d'Alexandre de Macédoine au IVè siècle avant notre ère. La terminologie astrologique hindoue est d'ailleurs fortement marquée par le grec, notamment dans l'oeuvre de Varahamihira, auteur indien du VIè siècle.




[1]  J. Halbronn, "Le manuscrit 7321A de la Bibliothèque Nationale et l'édition critique des textes pseudo-hippocratiques", Bulletin de Philosophie Médiévale, 38, Louvain la Neuve, 1996. « Texte

[2]  Voir "Études autour des éditions ptolémaïques de Nicolas Bourdin (1640-1651)", in Le Commentaire du Centiloque de Bourdin, Paris, Trédaniel, 1993. « Texte

[3]  J. M. F. Guérin, Astronomie indienne, d'après la doctrine et les livres anciens et modernes des Brahmes, sur l'astronomie, l'astrologie et la chronologie, Paris, 1847. « Texte

[4]  J. D. North, "Astrology and the fortune of Churches", Centaurus, Vol 24, 1980; J. Halbronn, Le monde juif et l'astrologie, Milan, Arché, 1985. « Texte

[5]  Albiruni's India. An account of the religion, philosophy, literature, chronology, astronomy, customs, laws and astrology of India, about A. D. 1030, Edited in the arabic original by Dr Edward Sachau, Londres, 1887. B. Boncompagni, "Intorno all'opera d'Albiruni sull'India", in Bulletino di Bibliografia e di Storia delle Scienze Matematiche e Fisiche, Rome, 1869. « Texte

[6]  Voir R. Lemay, Abu Mashar and latin aristotelicism in the twelfth century, Beyrouth, 1962. « Texte

[7]  Voir A. Phillimore, mémoire inédit sur Pierre d'Ailly, (Bibl. Astrologica), qui n'explicite pas le point de départ du cycle saturnien. « Texte

[8]  C. Jung, Aïon, Études sur la phénoménologie du soi, trad. de l'allemand, Paris, Albin Michel, 1983, p. 112. « Texte

[9]  Voir Halbronn, trad., Le Livre des fondements astrologiques d'Abrahm Ibn Ezra, Paris, Retz, 1977, et J. Halbronn, "Le diptyque astrologique d'Abraham Ibn Ezra", in Revue des Études Juives, Vol. CLV, Paris, 1997. « Texte

[10]  L'ordre de succession des planètes est celui de la semaine, à l'envers: Saturne, Vénus, Jupiter, Mercure, Mars, Lune, Soleil. Les dates signalées, dans ce traité, en relation avec des événements marquants de l'Histoire juive ne tiennent pas compte de l'ère chrétienne. Trithème aura transposé. « Texte

[11]  Cf. R. Prévost, Nostradamus, le mythe et la réalité, Paris, R. Laffont, 1999. « Texte

[12]  Cf. Nostradamus astrophile, Paris, Klincksieck, 1992, p.188. « Texte

[13]  Voir A. Phillimore, mémoire inédit sur Pierre d'Ailly, op. cit. ; J. Halbronn, "Pierre d'Ailly: des conjonctions planétaires à l'antéchrist", Bulletin de la Société Historique de Compiégne, 1993. « Texte

[14]  A noter cette curiosité : 1879 et 1789 comportent les mêmes chiffres. « Texte

[15]  Voir Gabriel, Grandes Ephémérides, Paris, Trédaniel, 1990, Tome 1 p. 51 et Tome 2 p.159. « Texte

[16]  Il couvrirait un temps de 2480 ans nécessaire à sept périodes de 354 ans et quelques mois. « Texte

[17]  La date de 1171 - Saturne entre en Bélier en 1172 - pour Trithème, commençant le règne de Samael-Mars, correspond pour Trithème à la fondation des Ordres Mendiants (voir A. Phillimore, mémoire inédit sur P. d'Ailly, op. cit.), ce qui coïncide presque avec 1189 (Saturne en Balance) qui, pour Pierre d'Ailly, se caractérisait, entre autres, par un tel mouvement spirituel. « Texte

[18]  L'ordre de succession des planètes est le suivant : Saturne, Vénus, Jupiter, Mercure, Mars, Lune et le Soleil, puis c'est le retour de Saturne au bout de 354 ans et quelques mois x 7. C'est l'ordre des jours de la semaine à l'envers: Samedi, Vendredi, etc « Texte

[19]  Voir J. Halbronn, Mathématiques Divinatoires, Paris, Trédaniel, 1983, p.105 et sq. « Texte

[20]  Halbronn, "Réshit Hokmah d'Abraham Ibn Ezra. Problèmes de traduction au Moyen Age", in Proceedings of the eleventh Congress of Jewish Studies, Division C, vol. II, Jérusalem, 1994. « Texte

[21]  J. Halbronn, "Le diptyque astrologique d'Abraham Ibn Ezra", op. cit. « Texte

[22]  Le Livre des fondements astrologiques, op. cit. « Texte

[23]  Cf. P. Brind'amour, 1992, op. cit., p.188. "Partant de la Création à l'équinoxe de printemps le 15 Mars 5208 av J.C. (...) la vingtiéme (période), sous la direction de Gabriel, allait commencer selon lui (Trithème), le 4 Juin 1525 et se terminer en octobre-novembre 1879." Sur la Chronologie de l'Ancien Testament, cf. Brind'amour, op. cit. p.171 et sq. « Texte

[24]  Voir Jung, Aïon, op. cit., p.112. « Texte

[25]  Voir J. Halbronn, L'Astrologie selon Saturne, Paris, 1995. « Texte

[26]  Déclaration des abus, ignorances et séditions, Avignon, Pierre Roux & Ian Tramblay. « Texte

[27]  Voir Brind'amour, Op. cit., qui confirme (p.188) cette date chez Trithème. « Texte

[28]  Centurie VI, 2. "En l'an cinq cens octante plus & moins / On attendra le siecle bien estrange / En l'an Sept Cens & trois cieux en tesmoings / Que plusieurs regnes un à cinq feront change". Lien établi entre la conjonction en poissons/bélier de 1583 et la suivante de 1702. « Texte

[29]  A noter que 1702 + 177 donne 1879. « Texte

[30]  Évelyne Latour, Le philosophe mystique Paul Le Cour (1871-1954 ) et l'Ere du Verseau, Thèse en préparation, Vè section. « Texte

[31]  Le Liber Rationum, dans la version qui n'est pas d'Ibn Ezra, propose 25.000 ans pour le cycle, soit un chiffre assez proche de celui généralement accepté. « Texte

[32]  Voir J. Halbronn et al., Aquarius ou la nouvelle Ère du Verseau, Paris, Albatros, 1979. « Texte

[33]  Cf. sa notice in Dictionnaire de la Franc Maçonnerie, Paris, PUF, 1987. « Texte

[34]  Cet ouvrage connaîtra de nombreuses éditions au XIXè siècle et notamment un Abrégé. Voir J. Halbronn, Le texte prophétique en France, thèse d'État, Paris X, 1999. « Texte

[35]  Des Cultes qui ont précédé et amené l'idolâtrie ou l'adoration des figures humaines, Paris, 1805. « Texte

[36]  La Franche Maçonnerie, Paris, 1814. « Texte

[37]  Delormel publiera divers ouvrages au début de l'Empire. « Texte

[38]  Voir l'introduction de la Logique de Port Royal sur la question des constellations. « Texte

[39]  Ed. 1576, Paris, Nicolas Bonfons, BNF Res. « Texte

[40]  J. Halbronn, "L'évolution de la pensée astrologique face aux découvertes des nouvelles planètes du système solaire (1781-1930)", 103e Congrès National des Sociétés Savantes, fasc. 5, Nancy, 1978. « Texte

[41]  Bernard Lambert dénoncera l'emprunt de Dupuis à Volney à propos de ses rapprochements entre éléments cosmiques et religion chrétienne (constellation de la Vierge, Christ solaire, lié à Mithra) et à ses "Ruines" dès 1796 dans La vérité et la sainteté du Christianisme vengées contre les blasphèmes et les folles erreurs d'un livre intitulé Origine de tous les cultes ou religion universelle par Dupuis, Paris, Leclère, p. 510, BNF D 40256. « Texte

[42]  En tout état de cause, Dupuis avait commencé à publier sur la question du Zodiaque dès la fin des années Soixante Dix. cf "Notice sur la vie et les ouvrages de Dupuis" in Abrégé de l'Origine de tous les cultes, Paris, Ed Lebigre, 1836. « Texte

[43]  Voir J. Halbronn, La vie astrologique, il y a cent ans, d'Alan Léo à F. Ch. Barlet, Paris, La Grande Conjonction, 1992, p.84 et sq. « Texte

[44]  Analyse de l'origine de tous les cultes par le citoyen Dupuis et de l'abrégé qu'il a donné de cet ouvrage, An VII, Paris, BNF G 32823 (certains passages étant paru dans le Mercure de France). Notons que la réédition des Origines de tous les cultes, tout au long du XIXè siècle, contribuera à perpétuer les thèses précessionnelles, ce qui devrait éviter d'exagérer le rôle de traductions de l'allemand au milieu du siècle (Sepp, Strauss). « Texte

[45]  L'ouvrage de Dupuis s'accompagnait apparemment d'un "Globe destiné à faciliter l'intelligence de (..) l'ouvrage. Les Pôles de ce Globe sont mobiles et s'adaptent à la précession des Equinoxes." Ce Globe est dû à l'ingénieur Loysel qui l'a construit selon les instructions de l'auteur. « Texte

[46]  J. Halbronn, La vie astrologique, années trente cinquante, Paris, Trédaniel, 1995. « Texte

[47]  Priestley est également l'auteur de A comparison of the institution of Moses (...) with remarks on Mr Dupuis Origin of all religions, Northumberland, 1793, British Library 4532 bb 27. Selon ce chimiste anglais, Volney aurait emprunté à Dupuis l'essentiel de ses thèses. « Texte

[48]  Cf. J. Halbronn, La vie astrologique, il y a cent ans, d'Alan Léo à F. Ch. Barlet, Paris, La Grande Conjonction, 1992, p.88-89. « Texte

[49]  Cf. Paul Fesch, Bibliographie de la Franc-Maçonnerie, 1910, Ed. 1976, Article "Dupuis". « Texte

[50]  Dupuis, Reprint Rennes, Ed Awac, 1978. « Texte

[51]  Cf. Notice sur la vie et les ouvrages de Dupuis, p.7, en introduction de l'Abrégé de l'origine de tous les cultes (Paris, Lebigre, 1836). Reprint Rennes, Ed Awac, 1978. « Texte

[52]  Voir Cat. BNF, art. "L'Aulnaye" Auguis, art. "Dupuis", in Biographie Michaud. Voir aussi art. "Leblond", Ibid. « Texte

[53]  "La Précession des équinoxes encore", in L'Autre Monde, Janvier 1986, p.23 et sq. « Texte

[54]  Voir sa notice in Dictionnaire de la Franc Maçonnerie, de D. Ligou, Ed PUF, 1987. « Texte

[55]  Ouvrage pourtant signalé par Leigh Gardner, Catalogue raisonné. Le frontispice de Delaulnaye est reproduit dans le Traité Elémentaire d'Occultisme, de Papus (année?). Rééd. Paris, La Diffusion Scientifique, 1954, p.158. « Texte

[56]  En l'occurrence, Alexandre Lenoir a éveillé notre intérêt pour Delaulnaye dans sa Franche Maçonnerie de 1810. « Texte

Référence de la page :

Jacques Halbronn: Histoire des Religions et Phases astronomiques
http://cura.free.fr/quinq/05halbr.html
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Tous droits réservés © 2000 Jacques Halbronn

LA VOYANCE

Le don de voyance :

La voyance existe à l'état latent chez chacun d'entre nous. Tout le monde peut voir, à condition d'en avoir d'abord envie. Bien sûr au départ certains sont plus doués que d'autre. Tout le monde peut jouer au football, mais rares sont ceux qui joueront en équipe de France. Pour la voyance c'est la même chose.
La capacité de clairvoyance peut venir d'un don héréditaire que l'on hérite de ses parents ou de ses grands parents.
Comme Didier Derlich dont le grand-père sourcier était originaire du Berry, pays de la magie et des forces occultes.
Mais d'autres individus développent des capacités de clairvoyance ou de magnétisme sans qu'il y ait eu de cas précédents dans leur famille. Comment l'expliquer ?
Certains facteurs prédisposent à la voyance: une hypersensibilité, une enfance difficile ou le fait de vivre des évènements bouleversants ( décès d'un proche, accident, maladie) qui révèlent le don.
Le don de voyance se fonde sur une intuition présente en chacun de nous mais qui se trouve chez certaines personnes poussée à l'extrême pour des raisons naturelles ou accidentelles.
Mais dans beaucoup de cas ce don doit être révélé par une pratique régulière à base d'exercices dont je vais vous expliquer les principes.
En ce qui me concerne le don n'est pas héréditaire. C'est quelque chose que j'ai developpé après une dépression, puis avec la mort de ma mère. Mais il m'a fallu beaucoup de pratique pour développer cette intuition afin de la maîtriser et d'avoir des flashs.


Comment développer le don de voyance? :


Je vous conseille de pratiquer les exercices suivants régulièrement et avec sérieux.

Tout d'abord il est essentiel d'enlever les blocages et les tensions extérieures liés à notre mode de vie occidental.
Il s'agit de se détendre physiquement. Pour cela mettez des vêtements dans lesquels vous vous entez à l'aise pour que vous puissiez être libre de vos mouvements. Prenez l'habitude de vous chausser confortablement et de laisser vos pieds respirer. N'effectuez ces exercices qu'après avoir fini votre digestion. Supprimez alcool, tabac et café, c'est à dire toute substances susceptibles de vous exciter.

Ensuite isolez vous dans un lieu où vous êtes sur de ne pas être dérangé. Débranchez votre téléphone. Eteignez l'électricité. Fermez les volets afin de plonger la pièce dans laquelle vous vous trouvez dans une semi-obscurité. Vous pouvez mettre une musique douce pour vous aider à vous relaxer.
Ensuite allongez vous sur le dos sur un divan ou sur un lit. Installez vous confortablement. Vous pouvez garder les yeux ouverts ou fermés. Ecoutez les bruits environnants, laissez les idées et les images traverser votre cerveau.

Il est capital d'apprendre à maîtriser votre respiration. Pour cela gonflez le ventre à l'inspiration et creusez le ventre à l'expiration. Ainsi vous vous libérez de toutes les énergies négatives.

Ensuite écoutez les bruits de l'extérieur. Concentrez vous d'abord sur les sons les plus lointains jusqu'à l'horizon. Ecoutez progressivement les bruits de votre habitation, puis ceux des autres pièces de votre maison. Enfin ramenez l'attention à l'intérieur de votre corps: écoutez les battements de votre coeur, sentez votre respiration.
Les yeux fermés, essayez de visualiser la pièce ou vous êtes. Puis relâchez toutes les parties de votre corps dans l'ordre suivant: mains, bras, hanches, cuisses, jambes, pieds, poitrine, épaules, cou, joues, front.

Il faut que vous soyez convaincus de l'existence du phénomène de voyance et que vous ayez foi en vos capacités.
Pensez positivement et éloignez toute pensée négative. Oubliez tous vos problèmes personnels. Ils ne doivent pas interférer dans l'expérience. Il s'agit de faire le vide complet. Vous n'êtes qu'un récepteur, qu'un canal à travers lequel passent des informations .

Notez les résultats de vos expériences sur un cahier pour constater vos progrès et recommencer régulièrement sans forcer. Arrêter l'expérience si vous en éprouvez le besoin.


A quoi reconnaît on un bon voyant ?


Un bon voyant ne pose pas de questions. Il dit simplement ce qu'il voit. Il peut utiliser un support ( boule de cristal, tarots, numérologie, yi king, marc de café) ou faire de la voyance pure sans support et avoir directement des flashs, c'est à dire des images sur le futur du consultant qui ne restent que quelques secondes dans son cerveau.
Le prix de la consultation ne doit pas dépasser 600 francs.

Un voyant n'est pas un être doué de pouvoirs surnaturels. Il ne peut donc pas prétendre agir à distance pour faire revenir l'être aimé ou pour que vous trouviez du travail. C'est l'affaire des marabouts ou des sorciers dont je conteste personnellement les pouvoirs et que je considère comme des charlatans pour plusieurs raisons: ils pratiquent pour la plupart des tarifs d'usuriers ( jusqu'à 15000 francs pour un retour d'affection !!!), personne n'a jamais pu démontrer l'existence de la magie, contrairement à la voyance. S'ils pouvaient attirer la chance ils joueraient tous au loto et n'auraient pas besoin de consulter en cabinet!!!

Un voyant ne peut pas prédire les chiffres du tiercé ou du loto. Sinon il n'aurait pas besoin de travailler!!!

HISTOIRE DU TAROT

Le tarot se présente sous la forme d'un jeu de 78 cartes. On distingue les arcanes majeurs qui sont composés des 22 figures symboliques et les arcanes mineurs qui sont composés de 56 cartes contenant les bâtons, les coupes, les deniers et les épées. On peut aussi noter la carte du mat qui est sous comptée comme 22 ou comme 0 selon les écoles.
Le tarot est attribué aux anciens Egyptiens qui voyait en lui un livre, ce livre était le livre de Thot dieu de la sagesse te de l'écriture qui s'en servait pour communiquer aux hommes ses messages de sagesse. On peut aussi trouver la vérité dans une autre hypothèse qui date du Moyen-ages et qui vient des familles juives séfarades d'Espagne tant il est vrai que le raprochement entre les 22 lames du tarot et les 22 lettres hébraïques est proche. On en déduira donc l'origine (peut-être pas la première mais certaine) entre le tarot et la kabbale.

Les premières cartes ressemblant à celles que l'on utilise aujourd'hui sont apparues au XVIIIe siècle et depuis on notera les jeux les plus connus que sont le tarot de marseille, le tarot de mlle Lenormand, le grand Etteila, le livre de Thot de A. Crowley, le tarot de Belline et le tarot de la Golden Dawn.

Ne vous laissez pas abuser par l'apparition de nouveaux jeux tous les mois, choisissez en un une fois pour toute et concentrez votre énergie et votre passion dessus. Si vous n'êtes pas doué pour le tirage du tarot vous pouvez changer de jeux toutes les semaines vous n'obtiendrez toujours aucuns résultats donc inutile de vous ruiner en cartes (certes toutes très belles).

LE SPIRITISME

Le spiritisme est une doctrine dont le chef de file est Allan Kardec, médium né à Lyon en France au 19ème siècle. On prétend que ses ouvrages "le livre des médiums" et "le livre des esprits" lui auraient été dictées par des esprits de défunts. Cette doctrine explique quels rapports entretiennent les esprits avec le monde des vivants. Il existerait plusieurs catégories d'esprits. Tous ne seraients pas bons et se distingueraient notamment par leur degré d'intelligence. Cette doctrine donne différentes méthodes pour communiquer avec l'au delà et les esprits de défunts.

La plus simple et la plus efficace serait l'écriture automatique. Il s'agirait de prendre un crayon, de le pointer sur une feuille et d'appeler un esprit avec qui l'on souhaite entrer en contact pour communiquer. Le message peut être transmis par la pensée ou par l'intuition. La main peut aussi se mettre à écrire toute seule par un mouvement arbitraire que l'on ne peut contrôler.

Mais le spiritisme et quelque chose que je considère pour ma part comme dangereux. Car il n'est pas bon de déranger les esprits de défunts par des invocations, que ce soit par l'écriture automatique, le verre qui bouge, les tables tournantes ou les planches de oui-ja. En effet on ne sait jamais sur quel esprit l'on va tomber. Ensuite il est très difficile de se débarrasser d'un esprit maléfique.

Ce discours peut paraître paradoxal pour un médium. Il est vrai que je communique avec les esprits de défunts qui sont souvent des parents proches de personnes qui viennent me consulter. Mais je n'emploie en aucun cas les procédés du spiritisme. J'entre en contact mentalement avec les esprits sans les agresser. Ou ce sont eux qui essaient d'établir le contact. Toute communication doit se faire au nom de Dieu le Père Tout Puissant, ce qui empêche toute dérive.